SALLE DE MAMMOGRAPHIE  / OSTEODENSITOMETRIE

 

MAMMOGRAPHIE DE DEPISTAGE :

 

 

 

 

 

 

La mammographie de dépistage est un examen radiographique visant à détecter précocement un cancer du sein chez un sujet asymptomatique.

 

 

MAMMOGRAPHIE DIAGNOSTIQUE :

Cet examen est orienté par l'examen clinique, en fonction des résultats radiographiques, une échographie, une exploration IRM ou une galactographie peut être nécessaire en complément pour assurer le diagnostic.

 

TECHNIQUE D'EXAMEN :

Le sein est comprimé pendant quelques secondes par un mammographe pour assurer la meilleure visibilité de la glande mammaire.

 

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OSTEODENSITOMETRIE :

 

 

 

 

Ce procédé radiographique permet de quantifier le calcium dans les os.

 

 

 

 

 

 

OSTEOPOROSE FEMININE

 

 

 

L’ostéoporose

- est une maladie, caractérisée par une diminution de la masse osseuse et une détérioration micro-architecturale du tissu osseux, qui entraîne une augmentation de la fragilité osseuse et du risque de fracture (World Health Organization (WHO), 1994).

- atteint 200 millions de femmes dans le monde, 1/3 de femmes âgées de 60 à 70 ans, 2/3 de femmes âgées de 80 ans et plus.

 

La survenue d’une fracture vertébrale ostéoporotique augmente considérablement le risque de survenue d’une nouvelle fracture.

- chez la femme atteinte de fracture vertébrale, le risque d’une nouvelle fracture vertébrale est cinq fois plus grand et le risque d’une fracture de l’extrémité supérieure du fémur est deux fois plus grand (Black et al., J Bone Miner Res 1999 – elton et al, Osteoporos Int 1999).

- une femme sur cinq subira une nouvelle fracture vertébrale durant l’année qui suit cette fracture (Lindsay et al., JAMA, 2001).

- la survenue d’une fracture vertébrale double le risque de fracture du col du fémur.

 

Le diagnostic clinique de fracture vertébrale ostéoporotique est difficile

            - car la plupart des fractures vertébrales passe cliniquement inaperçue.

            - car une diminution de hauteur de la patiente n’est le plus souvent détectée qu’à partir de 3 cm, ce qui correspond à plusieurs fractures.

            - aussi, les radiographies du rachis dorso-lombaire sont le meilleur moyen d’identifier et de confirmer la présence de fractures vertébrales.

 

Le rôle du radiologue, dans la prise en charge de la fracture vertébrale ostéoporotique, est à la fois simple et fondamental car

            - un diagnostic radiographique précoce suivi d’un traitement adapté devrait permettre de prévenir la survenue des nouvelles fractures ostéoporotiques.

            - des traitements efficaces sont disponibles et peuvent réduire jusqu’à 50% l’incidence des fractures vertébrales, de l’extrémité supérieure du fémur et d’autres fractures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

OSTEOPOROSE MASCULINE

 

 

 

I – INTRODUCTION / DEFINITION :

 

            DEFINITION (OMS) :

 

                        * l’ostéoporose est définie comme une affection du squelette caractérisée par une masse osseuse basse et des altérations micro-architecturales du tissu osseux conduisant à une augmentation de la fragilité osseuse et à un risque accru de fractures.               

                        * Fondée sur la comparaison DMO du patient / DMO moyenne d’une population d’adultes jeunes du même sexe et de la même race : TSCORE.

 

TSCORE (= nombres d’écarts-types en plus ou en moins / à la DMO moyenne de jeunes adultes normaux)

                        - DMO normale = T SCORE entre + 2,5 et – 1

                        - OSTEOPENIE (DMO basse) = T SCORE entre – 1 et – 2,5

                        - OSTEOPOROSE = T SCORE inférieure à – 2,5

 

                        * Dans notre pays 1 femme / 4 et 1 homme / 8 souffrent d’ostéoporose.

Du fait du vieillissement de la population, l’incidence de cette maladie est en constante augmentation.

                        * Son importance sur le plan de la SANTE PUBLIQUE et son intérêt clinique résident dans les fractures qu’elles causent.

                        La gravité des fractures de l’Extrémité Supérieure du Fémur (ESF) a conduit à s’intéresser à l’OSTEOPOROSE masculine, et les études épidémiologiques récentes ont montré que 30% des fractures de l’ESF et 20% des tassements vertébraux survenaient chez l’homme.

L’incidence des tassements vertébraux chez l’homme est identique à celle de chez la femme après 80 ans.

 

è L’OSTEODENSITOMETRIE est l’examen clé pour dépister une population à haut risque de fracture.

 

II – EPIDEMIOLOGIE DE L’OSTEOPOROSE ET DES FRACTURES :

 

            A – EXTREMITE SUPERIEURE DU FEMUR (ESF) :

 

* Age > 50 ans : 6 à 10% de fractures chez l’homme (contre 17% chez la femme).

                        * Age moyen de survenue : 73,1 ans = âge moyen d’espérance de vie.

* morbidité importante ainsi que la mortalité au 1er mois : 10-14% chez l’homme (contre 5% chez la femme).

 

NB : en l’absence d’intervention thérapeutique spécifique : les fractures de l’ESF seront multipliées par 2 – 3 dans 30 ans.

 

            B – TASSEMENTS VERTEBRAUX :

 

                        * Une étude européenne récente, montre que la prévalence de ces fractures est identique dans les deux sexes.

                        * Etude aux USA (sur 151 986 patients hospitalisés pour fracture en tre 1986 et 1989) :

                                   - 171/100000 femmes

                                   - 99/100000 hommes

 

            C – FRACTURES PERIPHERIQUES :

 

                        * Avant-bras : 10 à 15 %

                        * Cotes

                        * Humérus proximal, cheville…

 

III – FACTEURS DE RISQUE ET ETIOLOGIES DE L’OSTEOPOROSE MASCULINE :

 

            A – FACTEURS DE RISQUE IDENTIFIES :

 

                        1) AGE AVANCE :

                             Le taux de perte osseuse augmente avec l’âge.

                             Le pic de masse osseuse étant habituellement plus élevé chez l’homme et la perte osseuse accélérée débutant plus tardivement expliquent l’âge d’apparition de l’ostéoporose , après 70 ans.

 

                        2) MAUVAISES HABITUDES DE VIE :

                                   Accélèrent la perte de la masse osseuse.

 

                            * un régime alimentaire pauvre en calcium et en vitamine D et une insuffisance d’activité physique (durant l’enfance et/ou l’adolescence) nuisent au développement d’un bon capital osseux.

                            * forte consommation de boissons alcoolisées (+ de 2 / jour) ou fortement caféinées (+ de 3 / jour).

                            * tabagisme.

 

                        3) FAIBLE TAUX D’HORMONES SEXUELLES :

 

                                   (Mécanisme encore mal connu) ; plusieurs études ont montré qu’un faible taux de testostérone est associé à une masse osseuse plus faible.

                        - donc une puberté tardive (associée à une production de testostérone retardée) entraînant un impact négatif sur le développement de la masse osseuse.

                        - de plus, la production de ces hormones sexuelles diminue avec l’âge, pouvant expliquer l’apparition de l’ostéoporose chez les hommes âgés.

                        - un faible taux d’hormone est parfois décelé chez des hommes jeunes, pouvant alors conduire à un traitement hormonal substitutif (dans le but de prévenir et/ou de traiter l’ostéoporose).

 

 

                        4) FACTEURS GENETIQUES :

 

                                   Plusieurs facteurs de risque individualisé pourraient, en réalité, correspondre au facteur de l’hérédité (puberté tardive, mal absorption de la vit. D, tendance à une production diminuée d’hormones sexuelles…).

 

            B – OSTEOPOROSE PRIMITIVE :

 

                        - Etiologie inconnue.

                        - Participation génétique très probable.

                        -Touche l’homme jeune entre 30 et 60 ans (60% des ostéoporoses masculines).

 

            C – CAUSES D’OSTEOPOROSE SECONDAIRE :

 

                        1) PATHOLOGIES GENERALES : (par ordre de fréquence) :

 

                                   * Hypercortisolisme (Sd cushing) +++

                                   * Ethylisme chronique +++

                                   * Hypogonadisme (Hypogonadisme Hypogonadotrope- PanhypopituitarismeSd de klinefelter – Insuffisance testiculaire)

                                   * troubles gastro-intestinaux entraînant un défaut d’aborption (maladie de CROHN, maladie coeliaque, chirurgie gastrique).

                                   * Polyarthrite rhumatoïde

                                   * Hyperthyroïdie

                                   * Hyperparathyroïdie

                                   * désordres rénaux chroniques

                                   * Cirrhose éthylique ou non

                                   * pancréatite chronique

                                   * Hypercalciurie idiopathique

                                   * Mastocytose systémique

                                   * Sd de MARFAN

                                   * transplantation d’organe

                                   * immobilisation prolongée

 

                        2) CAUSES MEDICAMENTEUSES :

 

                                   * Corticostéroïdes   

                                   * Anticonvulsivants : DILANTIN*, barbituriques   

                                   * Héparine (pendant plus de 3 mois)

                                   * hormones thyroïdiennes à dosage inadéquat

                                   * supplément de GnRH (gonadotrophine)

                                   * traitement de chimiothérapie (METHOTREXATE*)

                                   * antiacides contenant de l’aluminium (MAALOX*)

 

                        3) DIAGNOSTICS DIFFERENTIELS :

 

                                   * Ostéopathies malignes (Métastases, Myélome, Hémopathies)

                                   * Ostéodystrophie rénale

                                   * Ostéomalacie

                                   * Hyperparathyroïdie primitive

 

 

IV – SUR LE PLAN PRATIQUE DIAGNOSTIQUE :

 

            1. Connaître les antécédents personnels du malade :

                        * Hypogonadisme ; hypercorticisme ; néphropathies ; polyarthrite…

                        * Les facteurs de risque de déperdition osseuse :

                                   (alcool, tabac, maigreur (évoquant une carence d’apport).

                        * Les signes fonctionnels : localisations des douleurs et des fractures…

 

            2. Bilan à réaliser après le diagnostic d’une ostéoporose :

                        * bilan biologique standard

                        * phosphatases alcalines

                        * électrophorèse des protides plasmatiques

                        * calcémie, calciurie / 24h

                        * phosphorémie, phosporurie / 24h

 

- et selon l’orientation clinique :

                        * parathormonémie (PTH)

                        * cortisol plasmatique

                        * 25 OH Vit D

                        * ferritinémie

                        * bilan thyroïdien (TSH)

                        * testostéronémie

                        * FSH / LH                            

            - radiographies du rachis dorsal et lombaire F + P (à la recherche de tassements vertébraux)    

            - absorptiométrie bi photonique (mesure de la DMO au niveau vertébral et fémoral)

 

V – TRAITEMENT DE L’OSTEOPOROSE :

 

            A – DETERMINER LES PATIENTS A TRAITER EN FONCTION DU RISQUE FRACTURAIRE :

 

1) DENSITOMETRIE OSSEUSE : (par ordre de fréquence) :

 

Un TSCORE < - 2,5 sur l’ESF constitue un seuil logique d’intervention diagnostique.

 

2)RISQUE RELATIF DE FRACTURE EN FONCTION DU CONTEXTE CLINIQUE ET DE L’AGE :

 

                        - homme > 70 ans

                        - ration calcique et vitaminique

                        - risque de chute (cécité, maladies neurosensorielles…)

                        - mode de vie : alcool, tabac, corticothérapie

 

3)PATHOLOGIE PRE-EXISTANTE FAVORISANT LA PERTE OSSEUSE :

 

 

            B – TRAITEMENT PREVENTIF :

 

- Apport en calcium et Vit. D.

- Activités sportives régulières

- Prévention des risques de chutes traumatiques.

                        - Penser à réaliser une densitométrie osseuse devant :

 

Toute fracture périphérique survenant chez

Un homme > 70 ans, atteint de pathologie(s) sévère(s)

(neurologique, rhumatismale, cardio-respiratoire…)

 

            C – TRAITEMENT DE L’OSTEOPOROSE MASCULINE :

 

PAS DE CONCENSUS ETABLI…

                       

                        a) OSTEOPOROSE IDIOPATHIQUE : 

 

                             (Représentant 60% des ostéoporoses selon les études réalisées sur 2 ans)

 

            * Un traitement par Etidronate (DIDRONEL*° 400 Mg / J /2 semaines suivi d’un ttt par calcium et vitamine D pendant 76 jours a montré :               

                        - une augmentation significative de la densitométrie osseuse lombaire (4%).

                        - mais seulement un maintien de la DMO au col fémoral (sur 2 ans).

            * un traitement seul par calcium/vit D  n’a pas montré d’augmentation de la densité osseuse, mais une stabilisation.

(mais certaines études ont montré un léger gain de la masse osseuse de 0,9% / an sous CALCIUM/Vit D).

            * un traitement par Edidronate sur 2 ans a montré un gain osseux lombaire de 7% (plusieurs études).

 

                        b) OSTEOPOROSE SECONDAIRE :

 

                                   1. Tubulopathies proximales idopathiques (20%) : TPI

 

            * un traitement par CALCITRIOL et PHOSPHORE, pour les TPI modérées, a montré :

                        Une augmentation significative de la densitométrie osseuse lombaire d’environ 4% / an (selon l’étude de AMOR et al).

 

                                   2. Hypercalciurie idiopathique (10%¨) 

 

            * un traitement par hydrochlorothiazide n’a pas permis d’augmenter la masse osseuse mais de la stabiliser.

 

                                   3. Hypogondadisme (5%)

 

* un traitement par la testostérone n’a pas mis en évidence une augmentation de la masse osseuse (études avec une population trop faible).

 

 

EN CONCLUSION

 

 

Il existe un regain d’intérêt de l’ostéoporose masculine dû au vieillissement progressif de la population et une meilleure prise en charge des pathologies susceptibles d’induire une déperdition osseuse.

 

L’incidence des complications fracturaires est en augmentation.

 

Selon certaines études épidémiologiques réalisées entre 1972 et 1984, l’incidence a augmenté de 40% et l’augmentation provisionnelle entre 1987 et 2006 est de 70%.

 

Les études réalisées montrent que les différentes thérapeutiques mises en œuvre en fonction du diagnostic étiologique retenu permettent de maintenir ou d’augmenter la densité minérale osseuse au rachis lombaire.

 

 

Les deux traitements à l’origine d’une augmentation significative de la DMO :

 

            1 – étidronate (DIDRONEL*), l’alendronate (FOSAMAX*) pour l’ostéoporose idiopathique.

            2 – l’association phosphore-calcitriol pour les tubulopathies proximales idiopathiques.

 

 

 

Seul l’ALENDRONATE a depuis peu l’AMM dans l’indication des ostéoporoses masculines.